Les voyages du verre - De l'invention du verre...

Verre translucide ou opaque

Diaporama

Ostensoir

Ostensoir
XIXe siècle.
H. 47,2 cm, L. 18,5 cm, prof. 4,7 cm, poids : 1280 g.
MCEM.
Inv. 2002.4.81.1-2.
© Photo MCEM.

Le pied en laiton représente un ange. La relique est dans un Sacré Coeur en cristal de roche contenant un décor de perles de verre et placé au centre d'une nuée d'argent.

Boucles d'oreille en cristal de roche taillé

Boucles d'oreille en cristal de roche taillé
XIXe siècle.
H. 4,2 cm, L. 1,2 cm.
MCEM.
Inv. 1936.390.1.2.
© Photo MCEM.

Toutes les parties métalliques sont en argent.

Qumqum ou aspersoir à eau de rose en verre opaque coloré

Qumqum ou aspersoir à eau de rose en verre opaque coloré
Iran, Téhéran, don Vesel.
H. 25 cm, D. au col : 2 cm, D. à la base : 9,5 cm.
MCEM.
Inv. 2003.162.1.
© Photo MCEM.

En Iran comme dans le reste du Moyen-Orient, la tradition du verre procède de savoirs élaborés il y a 4300 ans, à l'époque mésopotamienne. Déjà bien représenté dans l'Elam ancien, cet artisanat prit un remarquable essor à l'époque sassanide où il rayonna jusqu'en Chine, puis pendant la première période islamique (VIIe- XIIe siècle). La fabrication de ce verre d'une grande finesse déclina après les invasions mongoles. Au XVIIe siècle, cet artisanat connut une forme de renaissance à l'instigation de Shâh Abbâs Ier. Un voyageur de l'époque, Chardin, atteste qu'il y avait alors des verreries dans toute la Perse et que le verre de Shîraz était le plus beau du pays. On produisait alors surtout des bouteilles et des lampes de mosquée. Les qumqum servaient notamment à asperger les invités d'eau de rose, pratique d'hospitalité. On aspergeait également les murs de la maison.

Qumqum ou aspersoir à parfum en verre opaque coloré

Qumqum ou aspersoir à parfum en verre opaque coloré
Iran, Téhéran, don Vesel.
H. 18 cm, D. au col : 3,5 cm, D. à la base : 10 cm
MCEM.
Inv. 2003.162.2.
© Photo MCEM.

Dans la première moitié du XXe siècle, deux verriers iraniens Yusef Taksh et Mohammed Naraghi découvrirent par hasard la technique du verre craquelé dans la verrerie Shahin Glass située au sud de Téhéran. Au cours du soufflage d'un verre, l'objet se détacha de la canne et tomba dans un seau d'eau. Les verriers se hâtèrent de l'en sortir et constatèrent qu'il était craquelé. Ils le remirent au four pour faire fondre les craquelures puis dans le tunnel de recuisson ou darm-khâneh qui ralentit la cuisson, mais les défauts demeurèrent. Cette trouvaille fit école jusqu'à nos jours. Elle est ici représentée par ce petit vase en verre craquelé à reflet irisé.

Service de verres en cristal de Bohême (deux séries de cinq verres et une carafe)

Service de verres en cristal de Bohême (deux séries de cinq verres et une carafe)
Verre blanc irisé à pied, forme quadrilobée, style époque 1925.
Collection du musée de l'Homme.
Inv. DMH 1956.67 (1 à 11).
© Photo MCEM.

Façonnage de la paraison pour la production d'un verre en cristal

Façonnage de la paraison pour la production d'un verre en cristal
Italie, Toscane, Colle Val d'Elsa, 2003.
© Photo MCEM - Denis Chevallier.

Les premiers témoignages de production verrière en Toscane remontent au VIe siècle av. J.-C. La production de verre se développe dans les communes d'Empoli et de Val d'Elsa dès le XIIe siècle. Mais, la production de cristal ne remonte qu'aux années 1960.

Le verrier est en train de donner une forme arrondie à la paraison, qui donnera le contenant du verre. La canne sera ensuite donnée au mouleur-souffleur (soffiatore).

Soufflage d'un verre en cristal

Soufflage d'un verre en cristal
Italie, Toscane, Colle Val d'Elsa, 2003.
© Photo MCEM - Denis Chevallier.

Le verrier (soffiatore) est en train de souffler le verre en cristal dans un moule. Le cristal est un verre contenant plus de 24% de plomb.

Pose du pied sur un verre en cristal

Pose du pied sur un verre en cristal
Italie, Toscane, Colle Val d'Elsa, 2003.
© Photo MCEM - Denis Chevallier.

Un verre se compose d'une coupe (le contenant), d'une jambe et d'un pied. La pose du pied comme la pose de la jambe sont exécutées par l'attaccapiedi. Une goutte de verre est posée sur la paraison à l'aide d'un ferret. Les ciseaux permettent de guider le ferret afin que le verre tombe à l'endroit exact.